Gros Brasset en hiver © Les Grangettes

A notre sujet

Créée en 1989 par Pro Natura, la Fondation des Grangettes est la gestionnaire, avec l'Etat de Vaud, de la réserve naturelle des Grangettes.

La disparition massive des zones humides en Suisse à partir de la moitié du 19èm siècle n'a pas épargné la basse plaine du Rhône. Progressivement soustraite aux crues du Rhône, cette plaine a vu ses surfaces marécageuses se réduire drastiquement, au profit de l'agriculture intensive et d'infrastructures d'habitats et de communication.

Sensible à cette évolution territoriale, une Commission des Grangettes fut constituée, le 7 février 1968, dans le but de conserver les dernières surfaces de marais et de forêt alluviale qu'abritait encore le delta du Rhône au lieu dit "Les Grangettes". Afin de pérenniser les activités de cette commission, et encouragés par la large prise de conscience de la nécessité de protéger les zones marécageuses à l'échelle nationale, Pro Natura et le Cercle de sciences naturelles de Vevey-Montreux créèrent la Fondation des Grangettes. Son acte de constitution fut signé le 18 mai 1989 à Vevey par son fondateur René Baumann.

Fondation des Grangettes
Grand' Rue 16
1844 Villeneuve

Tél/fax: 021 968 10 25

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Elle entretient les marais

Fauche © Les Grangettes © Les Grangettes
Fauche dans le marais

Du fait que le Rhône est endigué et ne peut plus régénérer les milieux, il est nécessaire de faucher les marais pour éviter qu'ils ne ne s'embroussaillent.

Un agriculteur est mandaté pour faire ce travail en hiver. Suivant les années il fauche entre 5 et 10 hectares de marais et utilise cette sorte de paille pour son bétail.

Elle crée de nouveaux biotopes

Creuse © Les Grangettes © Les Grangettes

Les étangs et autres mares petit à petit se comblent de végétaux et perdent de leur biodiversité puis disparaissent. Il est nécessaire de les curer périodiquement et d'en créer de nouveaux comme ici en rive gauche du Grand Canal en 2015. A part les grands étangs ou lagunes touchant le lac, les mares sont créent en archipels car on a remarqué que cela engendrait une plus grande biodiversité. Si les grands plans d'eau sont plutôt favorables aux oiseaux, les plus petits le sont surtout pour  les invertébrés, les batraciens et la flore.

Elle sensibilise à la nature

Palissade d'observation © Les Grangettes © Les Grangettes
Palissade d'observation

Des nombreux groupes et classes font des visites accompagnées par le gestionnaire. Ceci leur permet de se rendre compte de la richesse et de la valeur des marais et de la nature proche de chez eux.

Ainsi ils seront mieux à même de respecter ces trésors.

Elle maintient la forêt à distance

Epareuse © Les Grangettes Evacuation de buissons © Les Grangettes © Les Grangettes
Parfois les buissons et petits arbres coupés au préalable par le gestionnaire sont évacués par des jeunes lors de camps organisés en septembre.

Dans les zones qui ne peuvent être fauchées régulièrement il est nécessaire de venir cycliquement avec une épareuse pour contenir les buissons de saules cendrés qui avanceraient sans cela inexorablement sur les marais. 

Elle surveille côté terre et côté lac

Taches de police © Les Grangettes © Les Grangettes

La pression du public étant croissante, il est nécessaire de surveiller que celui-ci respecte les règles de rester sur les chemins, d'avoir son chien en laisse etc.

La diversification des loisirs nautiques (paddle, canoé, surf) nécessite de surveiller que ceux-ci ne soient pas pratiqués dans les sanctuaires protégés.