Suivi scientifique de la vététation des réserves naturelles des Grangettes (Noville vd)

Synthèse 2010-2014
Raymond Delarze, août 2015

 

Introduction

 

Ce rapport fait la synthèse des observations botaniques effectuées de 2010 à 2014 dans le cadre du suivi botanique des réserves naturelles gérées par la Fondation des Grangettes et la DGE-Biodiv (Etat de Vaud)1. Il intègre les principaux résultats intermédiaires présentés dans les rapports annuels de suivi et s'inscrit dans le prolongement des rapports de synthèse des périodes 1992-1996, 1997-2001, 2002-2006 (Delarze 19972, 20023, 20074) et du bilan dressé dans le nouveau plan de gestion (Delarze 20095)
Le but de ce suivi est d'affiner nos connaissances sur la distribution des groupements végétaux et des espèces rares, de suivre la dynamique de la végétation et d'évaluer les effets des mesures d'entretien dans ces réserves.
Les placettes de suivi sont analysées et classées en fonction des entretiens reçus, c'est-à-dire a posteriori. Il s'ensuit que l'interprétation des résultats est en général plus délicate que s'ils reposaient sur un dispositif expérimental prédéfini. Cette manière de procéder offre cependant l'avantage de coller plus étroitement à la réalité du terrain.
Au cours des cinq dernières années, les relevés ont été poursuivis dans les carrés permanents implantés dès 1992, afin d'analyser la dynamique de la végétation et sa réaction aux mesures d'entretien. Depuis 2006, le rythme de répétition des relevés a été réduit, en général à un relevé tous les cinq ans. Cette cadence est considérée comme suffisante au vu de la dynamique observée, mais elle limite les possibilités de tirer des conclusions sur une période courte.
Le suivi des mares a aussi été espacé dans le temps, vu que les suivis antérieurs ont déjà permis de tirer des conclusions sur les meilleures manières d’entretenir ces biotopes (voir plan de gestion 2010-2019).
Les observations faites hors du dispositif de suivi intensif (populations de plantes rares) ont également été reportées sur SIG et transmises à InfoFlora.
L'évolution générale des milieux, en particulier la dynamique d'embroussaillement, a été analysée sur l'ensemble de la surface des réserves par comparaison des photos aériennes à haute définition réalisées en 1996, 2001, 2006 et 2013. L’analyse s’est concentrée sur la période 2006-2013, mais les évolutions antérieures ont été prises en compte dans la discussion des résultats.
Bien que la plupart des roselières se trouvent dans le domaine public « eau » et qu’elles ne fassent pas l’objet de mesures de gestion particulière (à part le traditionnel « nettoyage » organisé chaque printemps par la Fondation), une analyse de l’évolution des surfaces de roselières lacustres a été réalisée à partir des orthophotos disponibles.